FAQ

Pénurie vs surplus

En Belgique, on plante les pommes de terre au printemps, et on les récolte de la mi-août à la mi-octobre. Conservées dans de bonnes conditions, elles seront disponibles en magasin jusqu’au printemps suivant. A partir de mai donc, ce sont les pommes de terre étrangères qui “prennent le relais” dans nos rayons, pendant que les nôtres poussent. Pour consommer local, c’est donc d’octobre à mai que vous trouverez les pommes de terre bien de chez nous.

Parce que le surplus concerne uniquement les pommes de terre destinées à la production de frites et de produits surgelés. Ce n’est pas la même variété que celle que nous consommons “à table”, que ce soit chez nous ou au restaurant. Et, comme la pomme de terre est plus que jamais appréciée, son prix suit le cours de la plupart des légumes de qualité. Évidemment, les pommes de terre étrangères ont tendance à être plus chères. Consommez local !

Industrie, transformation

Non, ce ne sont pas des pommes de terre mutantes ! Moins riches en eau, plus riches en “matière sèche” vous les détesteriez à coup sûr. Ces variétés sont spéciales, destinées à devenir des frites et d’autres produits surgelés. Et comme toute règle a ses exceptions, sachez que la Bintje, l’Agria ou la Challenger, elles, sont polyvalentes !

Oui! Quasiment tous ces produits proviennent de chez nous. Parfois des  Pays-Bas et de France.

La majorité des friteries travaillent avec des pommes de terre locales (n’hésitez pas à demander à votre frituriste !) ; pour les fast-food, c’est un peu plus compliqué : la frite de fast-food est un produit spécifique que toutes les industries belges ne produisent pas. Les fast-food s’approvisionnent via des transformateurs tant belges qu’européens qui valorisent les pommes de terre locales en frites surgelées.

Saisonnalité

En Belgique, on plante les pommes de terre au printemps, et on les récolte de la mi-août à la mi-octobre. Conservées dans de bonnes conditions, elles seront disponibles en magasin jusqu’au printemps suivant. A partir de mai donc, ce sont les pommes de terres étrangères qui “prennent le relais” dans nos rayons, (d’abord d’Israël et d’Égypte, puis de Chypre, puis d’Espagne, du Portugal et d’Italie) pendant que les nôtres poussent. Pour consommer local c’est donc d’octobre à mai que vous trouverez les pommes de terre bien de chez nous.

Pour consommer local, vous pouvez acheter des pommes de terre directement chez les producteurs, à la ferme ou sur les marchés locaux, ou encore chez des maraîchers jusqu’à épuisement de leur stock, tant que l’aspect et le goût vous conviennent.

Réputation

Oui! La frite est réellement devenue un fleuron de l’agro-alimentaire belge ! Ces 25 dernières années, la pomme de terre a pris une place considérable dans l’agriculture belge surtout pour répondre à la demande croissante de frites dans le monde.

Nos producteurs ont la patate ! Plus sérieusement, il y a un grand savoir-faire en Belgique en matière de production, de stockage et de valorisation de la pomme de terre. Eh oui, le secteur est très dynamique.

Merci la pluie et le sol wallon ! La pomme de terre est très bien adaptée au climat tempéré humide de nos régions. En Wallonie, les parcelles (sablo-)limoneuses de grandes tailles lui offrent une terre d’accueil idéale !

Ouiii ! La Belgique est devenue le 1er exportateur mondial de produits à base de pomme de terre (chips, frites, frais etc.), devant les États-Unis et les Pays-Bas. Ce sont plus de 2,5 millions de tonnes de « frites » qui sont exportées annuellement vers plus de 150 pays. A un tel point que la Belgique doit importer entre 1,5 et 2 millions de tonnes de pommes de terre (principalement de France, Allemagne et Pays-Bas) pour tenir le rythme !

Épandages

Vous aimez les pommes de terre ? Eh bien vous n’êtes pas les seuls ! La pomme de terre a de très nombreux “ravageurs”. Au premier rang : le mildiou, qui peut détruire toute une récolte. Comme dans votre potager, il faut donc veiller à ce que les feuilles soient bien protégées, pour ne pas tout perdre.

Nous y travaillons ferme ! D’abord par la culture de variétés plus tolérantes, voire résistantes, mais le développement de telles variétés prend de 10 à 15 ans. Des premières variétés prometteuses arrivent, notamment sur le marché du frais et en agriculture biologique, mais elles doivent encore faire leurs preuves pour l’industrie. La bio-protection qui évite le recours aux produits artificiels est aussi en plein avancement pour utiliser les capacités de défense naturelle de la plante et/ou les organismes naturels qui la défendent.

On fait un maximum ! Depuis 2014, tout est cadré :  les traitements ne peuvent avoir lieu qu’en cas de risque avéré, avec le produit le mieux adapté, et à la dose la moins élevée possible. Les producteurs doivent suivre les “avertissements agricoles” qui permettent de quantifier le risque d’infection par le mildiou ou le développement d’insectes ravageurs.

Ne rêvons pas, produire des pommes de terre sans aucun traitement de protection n’est pas réaliste aujourd’hui.
Même une variété résistante au mildiou doit être protégée un minimum, pour éviter que le mildiou ne contourne la résistance variétale. Il existe des listes de produits agréés pour chaque filière, et chaque filière y a recours dans le respect des règles établies.

On aimerait bien, mais voilà, c’est ce qui se passait avant : des récoltes entières étaient anéanties, suivies d’épisodes de famine. Sans épandage, les cultures actuelles seraient détruites par le mildiou, par les doryphores, sans oublier la propagation de maladies virales par les insectes ou encore la prolifération de mauvaises herbes. Réduire ces épandages est l’objet de l’attention de tous les producteurs, par la recherche de pratiques toujours plus respectueuses de l’environnement.

Producteurs.

Aujourd’hui, c’est plus de 2.300 producteurs wallons de pommes de terre qui cultivent près de 43.000 hectares. Ils sont soit spécialisés dans le marché du frais pour les grandes surfaces et/ou en circuits plus courts, soit en pommes de terre industrielles. La pomme de terre est encore traditionnellement présente dans les fermes mixtes d’élevage et de cultures en Hainaut, Brabant wallon et Namurois. En Hesbaye, elle est surtout présente dans des fermes de “grandes cultures”.

Les efforts sont constants. Nos producteurs intègrent progressivement les variétés tolérantes ou résistantes aux principaux ravageurs issues de la sélection variétale. L’usage des pesticides est sans cesse amélioré dans le raisonnement des traitements, le choix des produits, de la dose ou encore dans les techniques de pulvérisation. Ils luttent naturellement contre l’érosion et le ruissellement par l’installation de mini-barrages de terre entre les buttes de pommes de terre, par la réduction des longueurs de parcelles, ou encore par les bandes enherbées en bas de pente.